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	<title>2ManyFreaks &#187; Cinéma &amp; T.V.</title>
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	<description>Freakin pop culture news &#38; critics</description>
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		<title>L&#8217;assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jun 2010 01:29:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Préparez le café, sortez les énergy drinks et matez le film une fois bien réveillé. Car malgré un rythme particulièrement lent, on tient un film hypnotique par sa beauté formelle et suprenant dans ses conclusions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Rarement l&#8217;esthétique d&#8217;un western fut porté à une telle exigence. Avant toute chose, et c&#8217;est ce qui marque dès les premières minutes du film, &laquo;&nbsp;L&#8217;Assassinat de Jesse James&#8230;&nbsp;&raquo; est un film qui se contemple et qui laisse bouche bée devant le travail de la lumière et des compositions de cadres. Clairs-obscurs, vignettage, profondeur de champs, tout est rassemblé et pensé pour rendre chaque plan mémorable. Un chef d&#8217;oeuvre de cinématographie qu&#8217;on doit à Roger Deakins, directeur photo des frères Coen.</p>
<div id="_mcePaste"><a href="http://www.2manyfreaks.com/wp-content/uploads/2010/06/jessejames-580-2.jpg"></a></div>
<p>Mais malgré ses qualités visuelles, et la musique envoûtante de Nick Cave qui sied si bien à l&#8217;aspect contemplatif du film, il serait bien trop facile de ranger &laquo;&nbsp;L&#8217;Assassinat&#8230;&nbsp;&raquo; aux registres des belles pièces sans âme. Ni même lui attribuer l&#8217;étiquette du néo-western un peu snob. Parce que ce perfectionnisme dans la cinématographie et dans la musique, sert avant tout une histoire qui va au-delà du principe d&#8217;un genre. Au final, le film se révèle un drame incroyable sur la culpabilité et le poids des choix qui nous incombent.</p>
<p>Jesse James, criminel le plus célèbre des Etats-Unis au 19e siècle est alors à la fin de sa carrière. Extêmement populaire auprès de la population, il va même jusqu&#8217;à mettre à prix la tête du gouverneur. A 34 ans, il s&#8217;apprête à se ranger auprès de sa femme et de ses deux enfants, mais réalise un dernier &laquo;&nbsp;coup&nbsp;&raquo; aux côtés de son frère, et d&#8217;une bande de seconds. Rongé par la dépression, il est de plus en plus instable, et malgré sa réputation de robin des bois auprès de la population, le sang qu&#8217;il a sur les mains ne cesse de contredire l&#8217;image de légende qu&#8217;il renvoie malgré lui. C&#8217;est dans ces circonstances et cet état d&#8217;esprit particulier qu&#8217;il va faire la rencontre de Robert Ford, jeune apprenti voleur de 20 ans qui vient de rejoindre sa bande, et qui idolâtre James depuis sa plus tendre enfance. Mais Ford, qui est le dernier d&#8217;une grande fratrie, subit depuis longtemps  les railleries et les brimades de tout son entourage. Il ne rêve que d&#8217;une chose : de reconnaissance et du respect qu&#8217;il voit transparaitre dans le personnage de Jesse James.</p>
<div><a href="http://www.2manyfreaks.com/wp-content/uploads/2010/06/jessejames-580-2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-257" style="float: left; border: 0px initial initial;" title="jessejames-580-2" src="http://www.2manyfreaks.com/wp-content/uploads/2010/06/jessejames-580-2.jpg" alt="" width="580" height="220" /></a></div>
<p>Le film est donc un magnifique parallèle entre les deux destinées des personnages. L&#8217;un, criminel et assassin de carrière, impulsif, violent, qui arrive difficilement de jour en jour à vivre avec lui même. Et qui pourtant attire le respect des gens qu&#8217;ils croisent. L&#8217;autre, jeune homme chétif, mal assuré, est épris d&#8217;aventure et de reconnaissance, et voit en Jesse James le guide à suivre vers une destinée auréolé de gloire. Chacun va donc apprendre, à ses dépens, que le poids des choix que l&#8217;on fait dans sa vie est relativement irréverssible, et que de chaque action découle des conséquences, pas forcément souhaitables. Nous, que la lâcheté et le courage ne sont pas des caractères aux bords si tranchés, et pas forcément là où l&#8217;histoire les a placés.</p>
<p>Interprétés notamment par un trio d&#8217;acteurs remarquables (Brad Pitt, Casey Affleck et Sam Rockwell), le film donne souvent lieu à des séquences de tête-à-tête dignes des meilleurs souvenirs de cinéma. Sans parler des dialogues, le souci est alors dans le détail. Une main qui touille un café, une paupière qui cligne, un échange de regard. Un fourmillement de petites choses dont la somme parvient à créer des scènes mémorables de tension.</p>
<p>Bien entendu, le film, de par sa nature même, est volontairement lent dans son rythme. A l&#8217;image de son titre à rallonge, l&#8217;histoire s&#8217;étend assez en longueur. De ce fait il peut être facilement taxer de soporifique si on est pas dans de bonnes conditions. Mais il mérite vraiment qu&#8217;on se donne la peine. Parce que &laquo;&nbsp;L&#8217;Assassinat de Jesse James&#8230;&nbsp;&raquo; est de ces petits bijoux qui laisse un souvenir vraiment particulier une fois le générique qui défile. Comme l&#8217;impression d&#8217;avoir vu quelque chose qui ne ressemble à rien d&#8217;autre. Et rien que ça, ça mérite le coup d&#8217;oeil.</p>
<p><em>Note : On vous recommande chaudement pour continuer de bien s&#8217;imprégner de la leçon de cinématographie donné par Roger Deakins de se rendre sur le blog d&#8217;</em><a title="Evan E.Richards" href="http://www.evanerichards.com/blog/?p=48" target="_blank"><em>Evan E.Richards </em></a><em> qui possède une gallerie des meilleurs clichés issus du film. Un vrai régal.</em></p>
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		<title>Dollhouse</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 13:10:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma & T.V.]]></category>
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		<description><![CDATA[Dernier rejeton en date de Joss Whedon, papa de Buffy et Firefly, Dollhouse n'a jamais su trouver son public, naviguant entre série d'espionnage avec pouf en rab, et scénario conspirationniste sur fond d'apocalypse high-tech. On s'explique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce qu&#8217;un jour Whedon va réussir à mener à terme une série de sa propre création (on met de côté donc Buffy&#8230;) ?</p>
<p>Après l&#8217;échec transformé en objet culte, Firefly où le monsieur mélangeait habilement SF et Western, qui sous la pression des fans, avait réussi à voir produire sa conclusion sous forme de long-métrage ciné, c&#8217;est au tour de Dollhouse de faire les frais de la dure loi de l&#8217;audience. Pressé d&#8217;accélérer son script en deux saisons de 13 épisodes, il faut bien admettre que beaucoup de l&#8217;intrigue et des personnages ne se voient pas approfondis comme ils l&#8217;auraient mérité.</p>
<p>Parce qu&#8217;en soi, Dollhouse, même s&#8217;il ne révolutionne le tv-show en terme de narration ou de mise en scène, partait pourtant d&#8217;un pitch intéressant en termes d&#8217;anticipation. Conspiration, contrôle des masses et apocalypse par la technologie in-maîtrisable, pas mal de thèmes qui passent pourtant totalement inaperçu pendant la majeure partie de la première saison, qui ressemble plus à du sous-Alias qu&#8217;à autre chose. D&#8217;où certainement la difficulté de trouver son public, surtout alors que les shows tv sont de moins en moins suivis outre-Atlantique.</p>
<p>En l&#8217;état donc, on peut aisément faire l&#8217;impasse sur Dollhouse, surtout qu&#8217;il y a certainement pléthore d&#8217;autres séries bien plus hype qui vous tendent les bras. Mais ça serait néanmoins rater une trame scénaristique plus qu&#8217;intéressante dans ce qu&#8217;elle soulève (le personnage du sénateur &laquo;&nbsp;Doll&nbsp;&raquo; dans la saison 2, placé comme un pion à la tête du pays est un joli clin d&#8217;oeil aux années Bush par exemple), et dans l&#8217;idée qu&#8217;il est fort probable qu&#8217;un jour nous découvrions que le cerveau n&#8217;est finalement qu&#8217;un gros ordinateur super complexe, mais néanmoins programmable.</p>
<p>On retiendra donc d&#8217;ailleurs surtout les deux épisodes spéciaux en fin de saison, qui donnent toute l&#8217;amplitude et le recul sur ce vers quoi Dollhouse aurait certainement dut se diriger si la série avait eu plus de temps pour poser son intrigue. Et ne pas se perdre sur plus de la moitié de ses épisodes dans des histoires &laquo;&nbsp;one-shot&nbsp;&raquo; à la sous-Alias, censés rameuter un public plus large, mais qui ont au contraire fait perdre une certaine crédibilité au show.</p>
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		<title>Fritt vilt (Cold prey)</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 16:25:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si le cinoche scandinave a pu donner naissance à de bonnes bobines, personne n'est parfait, et encore moins ce Scream norvégien avec des snowboarders qui a pourtant fait monter le "buzz" à sa sortie.
"Don't believe the hype" qu'ils disaient...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Plutôt agréablement surpris par le &laquo;&nbsp;Manhunt&nbsp;&raquo; de Patrik Syversen, j&#8217;abordais ce petit slasher norvégien avec pas mal de confiance. Sorte de &laquo;&nbsp;Scream&nbsp;&raquo; national, &laquo;&nbsp;Cold Prey&nbsp;&raquo; (Fritt Vilt en VO) est un petit succès sympa au pays des fjords, si bien que les marketteux de là-bas ont même décidé d&#8217;en faire une trilogie. Pas con les marketteux.</p>
<p>Sauf que, bien qu&#8217;étant généralement bon public et donc assez facile à rassasier quand il s&#8217;agit de ce genre, là je me suis juste retrouver devant un truc d&#8217;un classicisme affligeant. A croire que le mec qui a pondu ça (dont je tairais le nom parce que finalement on s&#8217;en fout) n&#8217;avait jamais vu un slasher de sa vie. On passe parmi les clichés les plus stéréotypés : le tueur qui ne peut se déplacer une seule fois dans le film sans renverser, pêle-mêle, son trousseau de 52 clés, sa boîte à outils et ses bouteilles vides à consigner. On remarquera aussi comment monsieur le psychopathe aime laisser trainer çà et là dans son sous-sol de chambre, des coupures de journaux jaunies épinglées au mur, rappelant combien, ô oui, son passé fut miséreux et que c&#8217;est pas de sa faute s&#8217;il est méchant et assoiffé de tripes.</p>
<p>Par contre, on peut concéder à &laquo;&nbsp;Cold Prey&nbsp;&raquo; que ce qui sauve les 90 minutes de temps investit dans le film, c&#8217;est effectivement un sens de l&#8217;esthétique et de la photo plutôt pas dégueulasse, tendance semble-t-il assez courante dans la mouvance scandinave du film de genre. Les mecs savent filmer et éclairer une scène. Même si parfois, il faut bien dire merci à la désaturation à outrance des couleurs qui vient rendre une image bien froide et cradingue.</p>
<p>Enfin, et je pense que c&#8217;est vraiment le gros point noir sur le visage gras et prépubère du métrage, il faudra penser à pendre sérieusement le mec qui a composé et/ou effectué le mixage des musiques qui accompagnent le film. Parce que là on tient la palme du manque d&#8217;originalité et de bon goût. Des mélodies navrantes, qu&#8217;on croirait achetées au mètre sur un CD compilation &laquo;&nbsp;Horror music &#8211; vol.3&#8243;, et qui ont l&#8217;art de détruire systématiquement tout l&#8217;enjeu dramatique et le suspense de certaines scènes.</p>
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		<title>Chasing Sleep</title>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 20:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Seul long à ce jour de Michael Walker, Chasing Sleep est un petit film Canadien sans prétentions où Jeff Daniels joue le rôle d&#8217;un quadra prof d&#8217;université, qui se réveille une nuit étonné que sa femme ne soit pas rentré au domicile conjugual. Dès lors, il va sombrer dans une longue insomnie des jours durant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Seul long à ce jour de Michael Walker, <strong>Chasing Sleep</strong> est un petit film Canadien sans prétentions où Jeff Daniels joue le rôle d&#8217;un quadra prof d&#8217;université, qui se réveille une nuit étonné que sa femme ne soit pas rentré au domicile conjugual. Dès lors, il va sombrer dans une longue insomnie des jours durant, à attendre le retour de son épouse.</p>
<p>Sorti en 2001, et malgré le prix spécial du jury à Gérardmer, le film est passé assez inaperçu, et semble avoir malheureusement sonné un peu trop vite la fin de carrière de Walker. Et quel gâchis. Car comme souvent dans le cinoche, le manque de moyens et de budget évident laisse libre court à la créativité dans l&#8217;écriture et la mise en scène. Hypnotique, c&#8217;est le mot qui convient le mieux, car Walker arrive avec le formidable Jeff Daniels à captiver l&#8217;attention crescendo sans jamais laisser planer l&#8217;ombre de la monotonie. Ce qui pourtant aurait pu être facilement atteint lorsqu&#8217;on résume le film à suivre les insomnies d&#8217;un mec pendant plusieurs jours enfermé chez lui.</p>
<p>Car <strong>Chasing Sleep</strong> c&#8217;est avant tout un huis-clos. La caméra ne s&#8217;évade jamais durant toute la durée du métrage hors des murs de la petite maison du couple. Comparable par bien des égards à certains films explorant le fourvoiement du psychisme (<em>L&#8217;antre de la folie, L&#8217;échelle de jacob&#8230;</em>), Walker entraine son personnage et le spectateur à sombrer de plus en plus dans une folie hallucinatoire au fur et à mesure que les heures sans sommeil s&#8217;enchainent à l&#8217;écran. Réaliser un film fantastique sans un sou est donc toujours possible puisque, de ce manque de moyens, Walker fait une force, et plutôt que de cracher des cgi qui couperaient l&#8217;herbe sous le pied à l&#8217;imagination, le monsieur préfère soigner ses cadres, travailler le jeu introspectif de son comédien et s&#8217;attarder sur certains éléments de décor évocateurs. Une mise en scène fauchée, mais travaillée et visiblement pensée idéalement pour son sujet.</p>
<p>A l&#8217;image de la réalisation, l&#8217;écriture (<em>elle aussi assurée par Walker</em>) semble autant inspirée par une envie de prendre son temps et de ne pas se disperser. Le spectateur apprend à s&#8217;habituer à partager l&#8217;intimité du professeur insomniaque qui a perdu sa femme. Insidieusement, la folie  qui s&#8217;installe reste toujours très subtile et progressive. Sachant parfaitement installer de plus en plus un malaise et un sentiment de claustrophobie au spectateur, contraint au final de partager les longs jours éveillés de Jeff Daniels. Jusqu&#8217;à un twist final, qui bien que prévisible, est très bien amené et n&#8217;essaie jamais de prendre son auditoire par derrière à la Shyamalan.</p>
<p><strong>Chasing Sleep</strong> fait donc partie des bonnes surprises (Gérardmer ne s&#8217;y était pas encore trompé). Si le traitement singulier du film laisse penser pendant les 15-20 premières minutes qu&#8217;on risque très vite de trouver un remède à l&#8217;insomnie, Walker réussit un joli coup en captivant de façon hypnotique pendant plus de 100 minutes sur trois personnages et deux pièces de décor. Et ça sans se branler intellectuellement sur un quelconque dogme ou des cgi à 100 millions de dollars. Classe.</p>
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		<title>Stay</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Apr 2010 15:39:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Relativement méconnu malgré son cast aguicheur, Stay est tout a fait le genre de film qui peut diviser sévèrement. Soit on détestera, soit on se laissera emporter. Nous, on a aimé. Explications.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parfois on rentre une galette dans le mange-disque complètement au hasard. Par curiosité ou par flemme. Souvent, très souvent même, on oubliera le film le lendemain. Mais de rares fois, il peut arriver qu&#8217;on tombe donc sur quelque chose de singulier et atypique comme ce <strong>Stay</strong>.</p>
<p>Le film de Marc Forster commence donc comme un long des plus classiques. Henry Letham (Ryan Gosling) est un jeune étudiant aux Beaux-Arts complètement névrosé et qui a décidé de se suicider le jour de ses 21 ans. Son psy, le Dr Foster (Erwan McGregor), particulièrement sensible au cas du jeune homme puisqu&#8217;il a lui-même sauver du suicide sa compagne (Naomi Watts), va tout faire pour l&#8217;en empêcher. Si l&#8217;interprétation est bonne, et tout particulièrement le personnage de Ryan Gosling bien écrit, le film se laisse regarder gentiment sans non plus passionner. Mais de minutes en minutes, de séquences en séquences, le scénario et la mise en scène s&#8217;embarque doucement sur une pente de plus en plus étrange et onirique. Des figurants qu&#8217;on compte en double parfait en arrières plans, des montages plans-sur-plans subtilement perceptibles, des récurrences d&#8217;accessoires et de décors sans liens visibles entre eux, des cadres déséquilibrés ou parfaitement symétriques&#8230; Si comme moi on ne connait pas du tout le travail de Marc Forster, on peut alors penser que le metteur en scène semble facilement céder à la mode du film d&#8217;inspiration &laquo;&nbsp;Lynchienne&nbsp;&raquo; sans pour autant en avoir le talent et la verve.</p>
<p>Car c&#8217;est bien cette montée de l&#8217;abstraction, ce parti-pris très graphique et ce ton prétentieux très &laquo;&nbsp;arty&nbsp;&raquo; dans la réalisation qui risque d&#8217;en énerver plus d&#8217;un. Je me serais avec plaisir rallier à cette cause si tant est que le film n&#8217;avait aucune justification scénaristique à ce déluge d&#8217;effets de style. Oui mais voilà, comme d&#8217;autres films qui divisent (Southland Tales, The Fountain&#8230;) Stay prend tout son sens une fois le générique défilant devant les yeux.</p>
<p><em><strong>Attention ça spoile sévère à partir de maintenant, vous êtes prévenus !!!</strong></em></p>
<p><strong><em><span style="font-style: normal; font-weight: normal;">Le film commençait par une séquence subjective d&#8217;un violent accident de la route. On découvrait alors le personnage de Ryan Gossling à genoux, visiblement choqué par ce qu&#8217;il venait de subir. La séquence finale reprend là où cette dernière se terminait. Ryan Gossling est à terre, visiblement éjecté de la voiture accidenté. Tous les personnages, principaux ou secondaires du film sont autours de lui, tentant de lui porter secours. Notamment un médecin (Erwan McGregor) et une infirmière (Naomi Watts). Par le subtil jeu de vue subjective, certains décors, certains éléments de détails récurrents se retrouvent dans le champ de vision du personnage. Les noms, les visages croisés depuis une heure et demie semble tous se donner rendez-vous et font naitre la genèse du récit plutôt psychédélique auquel on vient d&#8217;assister. On pense forcément à Usual Suspects et à son final retraçant lui aussi tout le script du film. </span></em></strong></p>
<p>Remonte alors une foule de détails et d&#8217;éléments du scénario dans l&#8217;esprit du spectateur. Des éléments qui au premier abord pouvaient apparaître comme totalement superflus et incompréhensibles (les peintures de Naomi Watts, les parents ressuscités&#8230;), prennent d&#8217;un seul coup toute leur justification en quelques minutes. Tout en illustrant parfaitement la liberté que peut avoir l&#8217;esprit humain lorsqu&#8217;il est en liberté et que de façon autonome il puisse créer des liens entre les stimulis extérieurs dont il est l&#8217;objet.</p>
<p>Beaucoup trouveront néanmoins l&#8217;entreprise totalement malhonnête, prétentieuse et faussement créative. Surtout ceux allergiques donc aux twists finaux surprenants. Pour ma part, le générique ne me donna qu&#8217;une envie, relancer le tout à la lumière de cette caution scénaristique.</p>
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		<title>L’antre de la folie</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 13:24:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Hommage retentissant et grandiose à toute une littérature fantastique qui l'a abreuvé dans sa jeunesse et a nourrit son imagination, Carpenter livre en 1998 l'un de ses meilleurs films, plongée cauchemardesque entre réalité et fiction.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste">S&#8217;il ne fallait retenir qu&#8217;une poignée de films pour illustrer tout le génie de Big John en matière de cinématographie fantastique, <strong>L&#8217;antre de la folie</strong> trônerait sans aucun doute dans un mouchoir de poche avec <strong>The Thing</strong> sur le podium.Illustrant à merveille le glissement progressif d&#8217;une réalité tangible à un cauchemar des plus tourmentés, le film suit les recherches d&#8217;un enquêteur sur les traces d&#8217;un écrivain horrifique superstar disparu.</div>
<div>Si le contexte du film pourrait facilement penser à croire que le sujet fait référence à <em>Stephen King</em>, c&#8217;est pourtant à l&#8217;un de ses plus illustres prédécésseurs que Carpenter rend ici hommage. De l&#8217;aveu même du réalisateur, <em>Howard Phillips Lovecraft, </em>écrivain américain du début du 20ème siècle, a bercé son enfance et nourrit son imagination en alimentant alors ses peurs nocturnes  (<em>Le cauchemar d&#8217;Insmouth</em> notamment, que John Carpenter lisait à l&#8217;age de 11 ans avec une lampe torche sous sa couverture). Lovecraft basa la plus grande partie de son oeuvre, et logiquement toute sa célébrité, sur une mythologie sombre et suggestive. Celle-ci imagine que des grands &laquo;&nbsp;Anciens&nbsp;&raquo;, monstres et créatures protéiformes démoniaques, bien plus vieilles que l&#8217;humanité, sont tapies dans certains coins reculés, et n&#8217;attendent que le moment propice pour revenir prendre possession des lieux où l&#8217;homme n&#8217;assurait jusqu&#8217;alors que l&#8217;intérim.</div>
<div><strong>L&#8217;antre de la folie </strong>(<em>In the mouth of madness</em> en v.o.) réussit donc parfaitement à retranscrire cette atmosphère si particulière qu&#8217;on peut ressentir en lisant du Lovecraft. Et ce malgré des différences de traitement, notamment dans la façon d&#8217;aborder l&#8217;horreur. Si l&#8217;écrivain anglais était un adepte de la suggestion et de l&#8217;ambiance, sans jamais verser dans la démonstration facile, Big John ici n&#8217;hésite pourtant pas à illustrer de façon explicite certaines des créatures cauchemardesques prenant vie. On pense notamment à la grand-mère logeuse dans sa cave, dont la métamorphose n&#8217;a rien à envié aux sublimes créatures de <strong>The Thing. </strong>Néanmoins le résultat ne tombe jamais dans le grand guignolesque, Carpenter, maître de l&#8217;horreur s&#8217;il en est, sachant tout aussi bien réaliser des séquences beaucoup plus subtiles, mais tout aussi terrifiantes si ce n&#8217;est plus, comme celle de l&#8217;église où est retranché Sutter Cane.</div>
<div>Bien que Carpenter n&#8217;ait jamais été très porté sur une mise en scène réflective, et plutôt adepte d&#8217;un ciné d&#8217;exploit&#8217; décomplexé, force est de reconnaitre que pas mal de ces films porte, consciemment ou inconsciemment, un jugement sévère sur l&#8217;image et les médias en général. Ainsi, si dans <strong>Invasion Los Angeles, </strong>c&#8217;était la publicité et la presse qui faisait les frais de ses critiques comme manipulateur surpuissant des masses, il semble que <strong>L&#8217;antre de la folie </strong>serve plutôt de catalyseur sur un jugement du public fasse aux oeuvres imaginaires (cinéma, littérature&#8230;) et de cette propension de plus en plus dominante, que la réalité de la fiction puisse devenir la réalité établie. Comme le dit d&#8217;ailleurs le personnage de Linda Styles dans le film : <em>&laquo;&nbsp;La réalité n&#8217;est qu&#8217;une vue de l&#8217;esprit&nbsp;&raquo;</em>. Carpenter suggérait-il que la place que prend l&#8217;imaginaire dans nos vies aujourd&#8217;hui tendrait à la rendre plus ou moins réelle ? Discours qui semble d&#8217;autant plus souligné dans une mise en abîme finale majestueuse où Sam Neill se retrouve dans une salle de cinéma déserté, sur l&#8217;écran de laquelle se joue le propre film dont il vient d&#8217;être l&#8217;acteur&#8230;</div>
<div>On notera que l&#8217;idée n&#8217;a visiblement pas encore quitté le monsieur, vu que quelques années plus tard il réalisera le non moins magistral <strong>Cigarette Burns</strong><em>, </em>meilleur épisode à mon sens de la série <em>Masters of Horror</em>, et qui semble faire terriblement écho dix ans après à L&#8217;antre de la folie. L&#8217;épisode nous fait suivre alors la sombre histoire d&#8217;un enquêteur spécialisé à la recherche d&#8217;une bobine légendaire censée rendre fous tous ceux qui ont pu assister à sa projection. Probablement le fantasme ultime et innavoué de Carpenter, pionnier perpétuel de l&#8217;épouvante au cinéma&#8230;</div>
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		<title>Re-cycle (Gwai Wik)</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 16:53:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma & T.V.]]></category>
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		<description><![CDATA[Les frères Pang lâchent la bride de la créativité en osant une variation personnelle sur le thème des esprits. Se jouant des codes du genre et du spectateur, bienvenue dans une invitation onirique rare.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oxide Pang et Danny Pang, désormais mondialement reconnus pour leur thaïllandais<strong> The Eye</strong>, qui au même titre que nombre de métrages fantastiques asiatiques, fit l&#8217;objet d&#8217;un remake formaté pour l&#8217;occident, revenait en 2006 avec un nouveau film HK cette fois-ci. Bien décidés à se démarquer semble-t-il de l&#8217;étiquette trop facilement collés de réalisateurs de films de fantômes. Car si le genre a connu une période faste  au début des années 2000 faisant suite au <strong>Ring</strong> d&#8217;Hideo Nakata, il a en 2006 bien mauvaise réputation auprès de certains critiques et de la majorité des spectateurs, pour qui la sauce d&#8217;une jeune japonaise aux cheveux longs qui lui cachent le visage ne prend plus.</p>
<p>Pourtant, <strong>Re-cycle</strong> (<em>Gwai Wik en VO</em>), n&#8217;appâte pas le chaland comme il faudrait dès les premières séquences. Angelica Lee, déjà tête d&#8217;affiche sur <strong>The Eye</strong>, incarne ici une jeune romancière à succès, Ting-Yin, dont le dernier bouquin traitant d&#8217;un amour difficile vient d&#8217;être porté à l&#8217;écran. C&#8217;est lors d&#8217;une conférence de presse que son éditeur annonce qu&#8217;elle est déjà à pied d&#8217;oeuvre sur l&#8217;écriture du suivant, se penchant dorénavant sur le monde des esprits. Ting-Yin, comme beaucoup d&#8217;autres écrivains, puisent dans ses expériences et son vécu pour écrire, et c&#8217;est assez perturbée qu&#8217;elle ressort de son dernier livre, où sa relation difficile avec son ancien compagnon marié, source principale de son inspiration, est toujours présente dans son quotidien. En abordant son nouveau roman, celle-ci s&#8217;aperçoit peu à peu que c&#8217;est désormais la réalité qui s&#8217;inspire de sa fiction, de multiples phénomènes surnaturels survenant de la même façon qu&#8217;elle les couche sur le papier&#8230;</p>
<p>Si les récits où les textes d&#8217;un écrivain prennent vie pour venir le hanter sont assez courants <em>(on pense par exemple à l&#8217;excellent <strong>L&#8217;antre de la folie</strong> de Carpenter, ou au moins bon <strong>Secret Window</strong> avec Johnny Depp)</em>, ils m&#8217;inspirent généralement la confiance puisqu&#8217;ils sont souvent une bonne excuse pour débrider l&#8217;imagination des scénaristes et permettre de créer ce que j&#8217;aime à appeler de bons &laquo;&nbsp;films de cauchemars&nbsp;&raquo;. Pourtant Re-cycle démarre mal, car même si la mise en scène des frères Pang sait y faire lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;apparitions et d&#8217;esprits <em>(pour le coup la scène de la mamie et de la gamine dans l&#8217;ascenseur est digne d&#8217;un Fatal Frame selon moi)</em>, la recette est éculée et on a très vite l&#8217;impression de se retrouver pendant le premier tiers du film devant un énième film de fantômes chinois aux cheveux longs.</p>
<p>Et bien, malheureux celui qui arrêterait le métrage de rage à ce moment là. Je soupçonne fortement les frères Pang d&#8217;avoir justement joué avec le spectateur. Petit à petit, le film s&#8217;écarte, et grand bien lui fasse, des clichés du genre, grâce à un twist scénaristique qui permet à Ting-Yin et au spectateur de rentrer dans un monde onirique du plus bel effet. Les effets numériques sont là et crachent les dollars tout respectant une vision, tantôt gothique, tantôt poétique, d&#8217;un monde où toutes les mémoires oubliées persistent. Et c&#8217;est là le tour de force qui relèvent la barre du film au-delà de juste la moyenne, lui réservant une place bien méritée dans votre filmothèque.</p>
<p>Certes, en allant piocher dans diverses sources d&#8217;inspirations <em>(Silent Hill, La trilogie des morts-vivants, Terry Gilliam&#8230;)</em>, cette débauche de fantaisies digitales pourraient sembler bien vaine, si son approche se résumait à présenter des très beaux tableaux d&#8217;un point de vue esthétiques. Mais les frères Pang se servent de ce médium visuel étonnant pour délivrer un message plutôt poignant sur la facilité que  la société contemporaine a à se délier de souvenirs encombrants. Discours important d&#8217;autant plus en Asie, où l&#8217;importance des aïeux est bien plus prédominante qu&#8217;en occident. Le discours devenant même un véritable spot anti-avortement dans une séquence particulièrement perturbante, où l&#8217;on pourra assister à l&#8217;assez-gore piétinement d&#8217;un foetus. Gasp.</p>
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		<title>I know who killed me</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 18:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Freakmaster</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma & T.V.]]></category>
		<category><![CDATA[B-movie]]></category>
		<category><![CDATA[Boogeyman]]></category>
		<category><![CDATA[Lindsay Lohan]]></category>
		<category><![CDATA[Lynch]]></category>
		<category><![CDATA[Slasher]]></category>
		<category><![CDATA[Test]]></category>

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		<description><![CDATA[Lindsay Lohan dans un thriller mystico-gore aux relents lynchiens ? C'est un peu le genre films qui peut créer la surprise si tant est que le mec derrière la caméra n'est pas le dernier des tâcherons.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aubrey Fleming est une jeune américaine destinée à un brillant avenir. Belle, riche, promise à de brillantes études de littérature, vierge et désirant le rester, elle possède le visage parfait que l&#8217;Amérique aime voir dans ses rejetons. Mais cette petite vie champêtre va vite tourner au cauchemar lorsque Aubrey va disparaître un soir de match, kidnappée par un mystérieux « blue-man », adepte des progénitures féminines de la région, qu&#8217;il aime à rendre amputées et sans vie à leurs parents.</p>
<p>D&#8217;un pitch de base assez classique, et malgré une figure people claquable à souhait en tête d&#8217;affiche (Lindsay Lohan herself), le jeune Silvertson arrive pourtant à retenir notre attention pendant le premier tiers du film. Il faut dire aussi que niveau emballage, il y a mis le paquet le père Silvertson. Figures stylistiques Lynchiennes en matière de photographie et de mise en scène, et influences Hithcockiennes  pour ce qui est de la mise en place scénaristique et de la place de la musique. Le réalisateur prend le temps de poser son intrigue et ses noeuds de mystères, jouant avec les codes couleurs et leur symbolisme, usant de procédés de montage  et un découpage plutôt tortueux mais rien qui ne puisse être heurtant pour qui a vu du Richard Kelly par exemple. On a le léger arrière-goût, malheureusement trompeur, de naviguer dans les mêmes eaux qu&#8217;un Donnie Darko. Et on peut s&#8217;attendre donc, malgré le casting racoleur, à un petit thriller original et bien présenté.</p>
<p>Erreur. L&#8217;odeur de moisi commence à titiller les narines, quand la caméra s&#8217;attarde sur une scène digne des pires torture-flick de ces dernières années. Parfaitement inutile scénaristiquement et parfaitement racoleuse, elle casse complètement l&#8217;atmosphère lentement institué depuis le début du métrage. On sent ici complètement l&#8217;utilisation purement marketing du sanglant. Et malheureusement, plus le temps passe et plus on désespère de recoller aux premières bonnes impressions suscitées. Les scènes multiples où Lohan se tortille dans le but de faire monter en pression la libido du jeune pubère, l&#8217;utilisation du bleu (ou du rouge) à la truelle sur chaque plan, l&#8217;insertion de personnages qui n&#8217;ont d&#8217;utilité scénaristique que leur « gueule »&#8230; Tout ça pour finir avec un climax scénaristique, qui aurait pu avoir le mérite de bien fonctionner, si il n&#8217;avait pas été traité avec une telle désinvolture et une telle fainéantise. Quant au « boogeyman » de fin, il est finalement ridicule au possible, perdant au même titre que le film tout son attrait mystérieux pour devenir un énième thriller insipide.</p>
<p>Au final, I know who killed me est un peu à l&#8217;image du mobilier moderne. Très tendance sur papier, jolie à regarder dans la vitrine, mais parfaitement inutile et inadapté. Un bel emballage de forme et visuel, qui en devient rédhibitoire tant la substance même du film est inexistante.</p>
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